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Dis moi ce que tu écoutes, je te dirais qui tu es…

Lundi 09/01/2012 | Posté par Ludmilla Mermouri

On peut être jugé pour nos origines, notre religion, notre classe sociale, nos opinions politiques, notre style vestimentaire… Mais on peut également être jugé pour nos goûts musicaux. Ces goûts musicaux qui reflètent notre personnalité... Quand certains se sentent obligés d’écouter clandestinement de la musique aux risques d’être victimes de préjugés…

C’est connu, un «rebeu» ça écoute du rap, du R&B et du raï. D’autant plus lorsqu’il vient de banlieue. On peut varier les plaisirs avec du reggeton ou de la funk, mais c’est tout. Le Rock ?Le Punk ?Le métal ?... Grand dieu! Jamais! Pour peu que l’on connaisse, on laisse cela aux «blancs», «débauchés», «satanistes» et autres «fachos»…

Vision très certainement caricaturée, mais vision également très répandue. Certes, derrière chaque préjugé se cache une part de vérité. Si c’était exclusivement le cas, pourrait-on parler de préjugés ? Car non, les personnes d’origine maghrébine et les « banlieusards » ne sont pas prédisposés à écouter du Cheb Khaled, du Soprano ou du Vitaa. Pourtant, assumer ses penchants pour la musique des Stooges, d’Iron Maiden ou des Pink Floyd pour eux est loin d’être chose facile. Derrière ce postulat qui peut sembler futile se cache un véritable malaise qui concerne beaucoup plus de personnes qu’il n’y paraît.

Critiqués, marginalisés, parfois réprimés, ces jeunes sont victimes d’intolérance au sein de leur entourage au point de refouler une part de leur personnalité : leurs goûts musicaux. Meziane, 24 ans, en témoigne : « J’écoute du rock depuis le collège. Au lycée je me suis mis à jouer de la guitare sur celle de mon oncle, mais durant tout ce temps, je n’ai pas vraiment assumé cette passion en dehors de ma chambre. C’est peut-être stupide mais quand tous vos potes écoutent Rohff, Médine ou Booba, mieux vaut éviter de vous venter savoir jouer Smells Like Teen Spirit de Nirvana à la guitare. En fait, mieux vaut éviter de vous venter savoir jouer de la guitare parce que ça fera de vous un « goret », « un beauf », « un junk ». A cet âge là, quant on se sent seul dans nos délires on préfère les cacher et s’adapter, on rentre « dans la norme ». En grandissant je me suis rendu compte que c’était ridicule et je me suis assumé, mais à l’époque t’as pas vraiment le choix.»

Mais alors, pourquoi le rock n’a-t-il pas sa place dans les banlieues?


Selon Lilia, étudiante en droit et d’origine maghrébine, nous serions vraisemblablement prédisposés à écouter un style de musique de part notre héritage culturel : «le rock c’est un style de musique comme un autre, mais je crois qu'il faut avoir pour nous autres maghrébins une certaine "ouverture" d'esprit pour écouter cette musique puisqu’elle ne fait pas partie de notre culture. Par notre environnement, nos fréquentations à l'école, notre famille, nous sommes fortement influencés. Certaines familles maghrébines seront tolérantes et d'autres non. Pour ceux là, écouter du rock c’est presque une honte. Car il y a encore l'esprit de la colonisation. Ecouter du rock, c’est écouter la musique des colonisateurs et c’est comme renier sa culture». Perception exagérée ou non, il n’en est pas moins vrai que la musique, au-delà du simple divertissement, reste le porte drapeau de catégories sociales, de cultures et de mœurs.

Autrefois en effet, le rap, le R&B ou encore la soul c’était la musique de la rue, celle des «minorités raciales». Elle apparaissait pour ces groupes minoritaires comme le témoin d’injustices sociales, une échappatoire aux problèmes du quotidien, un moyen de revendication et d’identification culturelle. Quant au rock, il est à l’origine considéré comme la musique des «blancs» (quoi que très largement influencé par les genres afro-américains). Aujourd’hui, le rap en particulier se veut le porte voix des jeunes générations «banlieusardes» issues de l’immigration, à l’image de rappeurs principalement d’origine étrangère.

Le rock comme le rap sont pourtant deux styles de musiques contestataires, revendicateurs, provocateurs, prônant les valeurs de la jeunesse. Le Punk Rock par exemple, mouvement de rébellion par excellence. Ou ces groupes issus de la classe prolétaire et faisant de la musique pour fuir leur quotidien, tel que les Stones ou les Beatles.

« Ils critiquent mais ignorent ce qu’est vraiment le rock »

Pour Assia, étudiante en IUT réseau- télécom et fan des Foals et des Phoenix, il ne s’agit pas seulement d’héritage culturel, il s’agirait également d’un problème d’inculture. Elle se souvient : «On m’a souvent traité de « Harqui » (équivalent de « traitre » en arabe) au collège et lycée parce que je n’écoutais pas du rap ou du R&B comme les autres, je préférais écouter des groupes pop/rock comme les Phoenix. En banlieue, les jeunes écoutent la musique de leurs grands frères le plus souvent du rap dans lequel ils se reconnaissent et ne cherchent pas à s’ouvrir à d’autres choses. Ils se plaignent mais se complaisent dans leurs ignorances, car, pour dire vrai, ils critiquent mais ignorent ce qu’est vraiment le rock.»

Le problème est donc peut-être là : l’inconnu. Pour beaucoup de jeunes des quartiers, le rock c’est le culte du diable. De la même manière qu’en dehors des cités le rap peut être assimilé à la violence et à la délinquance, le rock est dans la banlieue généralement synonyme de blasphème, de débauche. Il est victime de la maxime « Sex, drugs and Rock’n’roll » qui lui a toujours été rattachée. C’est pourquoi il est perçu comme non conforme aux coutumes maghrébines ou contraire à l’Islam. L’amalgame entre rock, hard rock et métal est également chose très courante. Et pour des oreilles non habituées, le rock est ressenti comme une musique violente et agressive. Du bruit bien plus que de la musique. Le rock, peut enfin être perçu comme le fond sonore des classes bourgeoises, la musique du «dandy bobo des quartiers chics défoncé à la coke ».

Amélia, 17 ans, d’origine algérienne et résidant dans une banlieue de Lyon, avoue sans mal faire partie de ses jeunes ayant une mauvaise image (ou du moins une fausse image) du rock : «J’écoute presque exclusivement du rap comme Youssoupha ou Soprano. Je n’écoute pas de rock et d’ailleurs un arabe qui écoute du rock c’est « chelou » et c’est rare. De la pop oui, mais du rock non. Quand on me dit rock, je pense à Johnny Halliday ou aux BB Brunes, c’est vieux ou maniéré. Je suis consciente que ce n’est pas très juste, mais c’est ce que beaucoup pensent.»

Peut être peut-on ajouter à cela le facteur économique pour expliquer le désintérêt des jeunes de banlieues pour la musique rock. En effet, n’est-il pas plus simple et surtout bien moins cher d’écrire des vers sur une feuille de papier et de les poser sur un sample que de prendre des cours de musique, de s’équiper en « matos » et de composer un morceau de batterie, de guitare ou de basse ? En bref, le «rock des junks, des vieux ou des bobo» n’a pas sa place en banlieue. Il n’est pas accessible. Il n’y est pas légitime.

Amel, 18 ans, vit en banlieue et écoute avec plaisir Elvis, The Runaways ou Arctic Monkeys. Elle m’explique avoir découvert le rock récemment, en rencontrant des personnes étrangères à celles qu’elle avait l’habitude de fréquenter «au quartier». Avant, elle était plutôt rap et n’avais jamais écouté de rock car elle n’en avait pas l’occasion. Cependant, pour Amel, les choses viennent à changer et les jeunes font progressivement preuve d’une plus grande ouverture d’esprit. Les jeunes seraient donc plus tolérants car ils s’assumeraient d’autant plus : «Le rock comme le rap c’est avant tout un état d’esprit, une façon de vivre, un style, une façon d’’être. Et les nouvelles générations s’assument beaucoup plus, elles assument leurs personnalités et donc leurs goûts musicaux. »

Si la mode rock des imitations Docs, des converses – slim, des vestes en jean et néo-serre tête ont envahis les banlieues, la musique rock est, quant à elle, encore loin de s’imposer dans les quartiers.








photo DR

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Ludmilla Mermouri -

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Réactions des internautes

sombreheros
Lundi 9 Janvier 2012, 12:13
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Et pourtant
Il y a 30 ans les jeunes de banlieue écoutaient du rock, qu'elle soit française, maghrébine ou noire. Toute scène s'était développée dans le sillage du groupe carte de séjour. Au début des années 90, le rap était alors une musique de clowns. Aujourd'hui grâce aux ondes cette "musique“ a pignon sur rue dans les quartiers, mais musicalement c'est à vomir. Toujours les mêmes samples, les mêmes rimes et les mêmes têtes.
Pour faire de la musique, il faut au moins savoir jouer d'un instrument. Malheureusement trop de jeunes bidouillent des sons sur ordinateur sur des rythmiques binai et jouent des rimes faciles ou poussent de la voix pour faire du r'n'b....
Toute une culture se perd au profit d'un produit musical de mauvaise facture qui se périme très rapidement.
Enfin que les amateurs se calment, il ne s'agit que d'un avis

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lejournaldepersonne
Lundi 9 Janvier 2012, 14:25
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Les tâches
J'ai été conviée au dernier conseil des ministres en tant que porte-parole de tous ceux qui ont un problème d'identité...
J'étais assise à côté de notre ministre de l'intérieur... et juste au moment de retirer ma plume de l'encrier, je l'ai un peu éclaboussé... taché un tout petit peu son beau costume... tous les regards se sont aussitôt jetés sur mon âme désolée... pour la déchiqueter et la réduire en poussières... j'exagère ?
Non... pour eux, c'était une déclaration de guerre... la tâche a tout tâché...
Et comme pour rectifier le tir ou effacer mon péché, je me suis emparée de l'encrier et je l'ai vidé sur la tête de monsieur Claude... Guéant... c'était géant comme acte inconséquent ... médusé le ministre des infractions m'a aussitôt sauté dessus pour me mettre hors d'état de nuire puis m'a demandé avec son sens du sérieux légendaire de justifier au moins mon forfait
Monsieur Claude lui dis-je... je ne voulais pas être chassée de votre beau pays pour une tâche insignifiante... j'ai cru bon renverser toute la vapeur, pour que, ni vous, ni moi, ne regrettions ma reconduite à la frontière... pour que justice soit pour une fois justifiée... bonne et malheureuse année.


http://www.lejournaldepersonne.com/2011/12/les-taches/

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Romuald
Lundi 9 Janvier 2012, 20:48
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Très intéressant comme article; j'en ai déjà lu un ou deux article(s) similaire(s) sur le Bondy Blog version Bondy.

Outre le rock, la musique classique semble également être persona non grata, même si de formidables initiatives sont entreprises ici et là pour casser ces « codes culturels ».
Ainsi, à Aulnay depuis plus de deux décennies, une structure, le CREA, propose à des jeunes de tous milieux de participer à des chorales.
Du reste, cette troupe a carrément été conviée lors des Victoires de la Musique classique, il y a un an !!

http://www.youtube.com/watch?v=rD2dOZbGpPU 


De même, la techno semble être méprisée par les jeunes des cités, notamment les fans de Sexion d'assaut & co qui assimilent les adeptes de la techno à des homos, juste bons à massacrer..
Et, depuis quelques années, les technoparades sont émaillées de violences perpétrées par des bandes de jeunes...

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Amélie
Mardi 10 Janvier 2012, 00:42
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Re:
Bel article et chouette chorale. 
Les querelles de clocher sont fortes pour ce qui concerne la musique, ainsi Claire Diterzi a été vertement critiquée par une certaine nomenklatura cul-serré de la musique contemporaine pour avoir obtenu une résidence à la villa Médicis, habituellement dévolue aux acteurs de la "grande musique" : 
http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Diterzi

On peut aussi regretter que les "jeunes de banlieue" soient un peu trop systématiquement associés au hip-hop et au rap :
http://yahoo.lyon.bondyblog.fr/news/biennale-de-lyon-l-usine-tase-reveille-les-cultures-urbaines

La musique classique bien que considérée, à tort, comme élitiste, peut rassembler beaucoup de monde. Le générique de "Il était une fois l'homme" est signé Jean-Sébastien Bach :
http://www.youtube.com/watch?v=oNURUGCOQ5I

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LH
Mardi 10 Janvier 2012, 02:02
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"Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
Malgré la qualité d'écriture, toute personne ayant connue un tant soit peu la banlieue ne peut être qu'abasourdi par la lecture de cet article.

La musique n'a jamais été facteur de discrimination sociale dans la banlieue, et croire que l'on peut être marginalisé ou stigmatisé en fonction de ses préférences musicales semble très surfait.
Si une chose positive peuvent resortir des habitants des quartiers, c'est bien leur gout pour la tolérance et l'acceptation des différences (même si le chemin est encore très grand sur ce coté là, mais me semble-t-il moins que dans certains milieux hupé).

Pour avoir constater que des "racailles" pouvaient écouter du Renau, de la musique paillarde, des génériques de mangas, et DE LA POP (shaina twain), et bien évidemment d'autres styles décalés, je ne peux que constater l'etroitesse de vision de l'auteur. La musique n'est que marginalement discriminatoire. Le style vestimentaire ou de penser est BIEN PLUS discriminant et marginalisant que le simple fait d'écouter de la musique. Certes, si le fait d'écouter du rock ou de la pop s'accompagnait d'une personnalité ou d'un look qui ne correspondrait pas à la "conscience banlieusarde",  ceci peut créer une marginalisation. Cependant, le fait d'écouter du rock ou n'importe quel autre genre n'engendre pas l'inscription dans une case prédeterminé. Certaines personnes deviennent volontairement marginal pour diverses raisons. Ceci, étant moi-mêmeamateur de musique classique, de pop rock, et de litérature, et ayant grandi en assumant mes préférences (même si j'ai subi quelques taquineries, sur le ton humouristique).

Il parait clair qu'avant de juger de la capacité discriminatoire d'autrui, gageure d'abord de l'auto-cynisme ou de l'arrogance dont certains peuvent faire preuve à l'égard de ces gens qui "marginalisent le rock". 

Malgré cette critique acerbe, chacun est libre de faire, d'écouter, de croire ce qu'il veut, et vive les mélanges ;).

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Amélie
Mardi 10 Janvier 2012, 09:16
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
Où est-il question de discrimination ? 

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LH
Mardi 10 Janvier 2012, 11:55
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
 "Critiqués, marginalisés, parfois réprimés, ces jeunes sont victimes d’intolérance au sein de leur entourage au point de refouler une part de leur personnalité" (début de l'article).

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Amélie
Jeudi 12 Janvier 2012, 15:45
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
 Comme quoi certaines "discriminations "proviennent des communautés elles-mêmes, pour ceux qui en douteraient encore...

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LH
Jeudi 12 Janvier 2012, 16:54
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
 Ah le fantasme du martyrs.... 

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Amélie
Jeudi 12 Janvier 2012, 18:07
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
Vous utilisez des mots pas forcément à propos... 

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LH
Jeudi 12 Janvier 2012, 18:35
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
 Cela s'appelle LIRE et INTERPRETER, ce qu'apprennent à faire, les élèves de 5ème en cours de français...

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Amélie
Jeudi 12 Janvier 2012, 20:16
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
 "Discrimination", "martyr" sont des mots forts, connotés et pas toujours appropriés. Je vous renvoie la balle ;-)

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LH
Jeudi 12 Janvier 2012, 21:41
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
Je t'en prie, tutoyons-nous, je n'ai pas 30 ans, pour avoir le privilège d'être vouvoyé ^^.

Ce sont des termes très forts, certes, mais ils sont utilisés à bon essient, si on se réfère aux mots utilisés dans l'article. Nous serons, je pense, d'accord sur le fait que  "critiqués, marginalisé, réprimés, victime d'intolérance, refouler" sont des termes tout aussi violents et forts de conotations. Mais me semble-t-il, je n'ai point eu la joie tes modérations quant aux propos de l'auteur même de l'article.

Plus précisément, il est essentiel de souligner que dans les banlieues, il y a de vraies causes de discriminations qui sont à combattre (l'homosexualité, l'apostasie ou le changement de religion qui personnelement me dérange mais qui est un Droit inhérent à toute personne, les opinions politiques...). Ces exemples, qui peuvent "marginalisé, réprimé, refouler..." (pour citer l'auteur) me semblent bien plus sources d'intolérance que la musique. Si une personne se fait "refouler ou critiquer" pour sa musique, est-ce que le problème ne viendrait pas de la personne elle-même? La musique n'est que très MODEREMENT source de problèmes, et je regrette que l'auteur de l'article remet en question les autres sans se remettre en question. Ce qui n'est sans rappeller la citation de Sun Tzu: "connais-toi toi-même".

Donc il me semble que l'égalité et l'honnêteté intellectuelle voudrait que tu réalises la même analyse sur l'article.

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lug
Vendredi 13 Janvier 2012, 21:49
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
Vous êtes optimiste . En 5°, lire c'est déjà bien;

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LH
Dimanche 15 Janvier 2012, 00:47
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Re: "Orgueils et préjugés", quand tu nous tiens...
 Quand je vois tes coms sur ce post (et les autres), je veux bien croire que tu as eu une scolarité déplorable, mais figure toi qu'on peut étudier en ZEP et avoir un excellent niveau. Et en 5° on faisait PLUS QUE LIRE...

En tout cas j'admire TA FACON DE REPONDRE AUX QUESTIONS QUI T'INTERESSE. pourquoi ne pas critiquer l'exageration de l'article? As-tu été persécuté ou rejetté durant ton enfance dans un college de zep?

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