Diversité et politique : le bal des faux-culs !
Vendredi 05/08/2011 | Posté par Mbarka Ben Haj Mohamed
A l’heure où les factions du pays mobilisent leur troupes de toutes parts en vue des présidentielles de 2012, il est légitime de se poser la question de la représentativité de nos politiques notamment à travers le prisme de cette fameuse notion de « diversité ».
De réelles attentes : l’exemple des citoyens vénissians
Dans le Rhône, cette problématique de la diversité en politique suscite un certain intérêt. Déjà, un débat avait été organisé fin juin autour de la question de la place de la diversité par Zakia MERY, Lotfi BENKHELIFA adjoint au maire (Vénissieux), Shoki ALISAID militant associatif ainsi que Colette ILUNGA conseillère d’arrondissement. Deux intervenants ont été retenus pour débattre de cette question : El Yamine SOUM, sociologue, coauteur du livre "Discriminer pour mieux régner" et Eric CEDIEY, Ingénieur statisticien-économiste de l’Ecole de l’INSEE et Directeur ISM-CORUM.
A cette occasion, un micro-trottoir avait été réalisé auprès d’habitants de la commune de Vénissieux (Vénissieux Minguettes, Vénissieux Centre, Vénissieux Parilly, Lyon 8ème sur un panel représentatif de la population). Nous nous sommes procurés la vidéo :
yahoo.lyon.bondyblog.fr/files//Mbarka.avi
Témoignage local : « Vous allez faire bondir les cathos du coin avec votre nom ! »
Pour se donner une idée de l’état des lieux, rien de tel que du vécu. Ainsi, un élu de Lyon pouvait revenir sur son parcours : « Figurez-vous qu’au moment où vous choisissez de vous présenter au suffrage universel on vous renvoie dans la figure que vous n’êtes pas un véritable citoyen de la France(…) En 2006, on avait fait le pari que je sois candidat aux législatives dans ma circonscription: j’ai été élu haut la main par les militants pour être le candidat de mon parti ». La machine électorale a donc fonctionné comme il se doit et de manière idéalement démocratique et républicaine. C’est ensuite que les choses se sont compliquées pour l’élu : « Ça a été un véritable tollé. J’ai été convoqué et on m’a dit : “Tu ne peux pas être candidat, tu vas faire bondir tous les cathos du coin avec ton nom”… A la suite de cela, j’ai été simplement suppléant d’un candidat…».
Cet exemple, qui peut paraître caricatural mais qui n’est en fait que l’expression d’une réalité beaucoup trop souvent rencontrée, illustre assez bien l’ambivalence des différentes mouvances politiques qui bien que toutes dotées aujourd’hui d’une « politique de diversité » n’en supportent la visibilité qu’à un certain degré. Là encore, il existe un fossé entre les actes et les paroles. Bien que certaines avancées aient pu être notées, il demeure que la Diversité est surtout cantonnée à des postes de conseillers et d’adjoints et deviennent très rarement des maires par exemple, à tel point que Vincent Geisser et El Yamine Soum, dans leur enquête sur la diversité dans les partis politiques*, affirment l’existence d’une « diversité cosmétique », injectée à doses homéopathiques soutenables (Soutenables pour qui ? Encore peut-on se poser la question)…
L’expérience précitée révèle des faits autrement plus graves qu’ils remettent dangereusement en question les bases du système démocratique et républicain : au moment où une partie de la population s’exprime favorablement par la voix des urnes pour cet élu, un responsable de parti vient expressément arrêter le processus démocratique en invoquant des prétextes contraires aux lois en vigueur et mettant inexorablement à mal l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 : « Tous les Citoyens étant égaux à ses yeux (la Loi, ndla) sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents ».
C’est ce genre de blocages qui ont d’ailleurs favorisé l’émergence de cercles, groupes, clubs de promotion de la diversité dont les membres placent la méritocratie républicaine au centre de leurs débats : « Pour le coup, on a été obligé de créer un petit mouvement pour imposer notre présence. On nous renvoie qu’aujourd’hui quand on se présente aux élections avec notre propre nom nous ne sommes pas des citoyens… Alors on ne va pas passer par la porte mais on va passer par la fenêtre en se réclamant d’être représentatifs de la société dans toutes ses couleurs et dans toutes ses images…».
Le terme « diversité » ou l’ouverture du bal
La Diversité est depuis quelques années au centre de tous les débats politiques et médiatiques. Revendiquée par tous les secteurs sociaux et économiques, elle finit aussi par être draguée par les partis politiques. Stratégie politique pour s’attirer les faveurs d’un électorat jusque-là négligé par tous les gouvernements qui se sont succédé jusqu’à présent ? Réelle volonté de proposer au peuple français un paysage politique qui serait à son image ?
Entourée d'une épaisse brume, sa définition demeure encore aujourd’hui quasiment impossible à faire d’autant plus que « l’impossibilité d’établir des statistiques sur la base des catégories ethniques rend difficile la connaissance de ce groupe » comme le précisent El Yamine Soum et Vincent Geissier dans Discriminer pour mieux régner. D’autre part, tous les Divers ne se revendiquent pas forcément de la Diversité dans une acceptation encore beaucoup trop répandue : Arabes alibis, Maghrébins de service, Noirs banania et maintenant plus que jamais, Musulman alibi.
Cependant, derrière cette « diversité » hyper-instrumentalisée, notamment en période électorale, se pose clairement la question de la discrimination. « Il est beaucoup plus facile d’évoquer des politiques de diversité plutôt que d’évoquer la discrimination positive » avançait Eric Ciediey lors du débat de juin, notamment parce qu’elle tend à adoucir la réalité.
D’autres maux que la sémantique viennent se mettre en travers de l’entrée de la Diversité en politique. On peut citer au hasard l’altérité permanente renvoyée à la figure des candidats Divers (Black, Beur…) qui finit par les positionner comme de citoyens de seconde zone opposant ainsi le noyau dur de l’identité française aux « périphériques », un paternalisme outrancier des élites détentrices de compétences politiques innées qui contribuent à maintenir les candidats de la diversité dans un état de perpétuel apprentissage , la suspicion quasi-systématique de communautarisme qui touche les candidats de la diversité… La liste peut être longue.
Ainsi, l’ambivalence des partis pourrait d’ailleurs expliquer l’indulgence voire l’incapacité de ces derniers à régler leurs problèmes de discrimination en interne. D’ailleurs Eric Ciediey se demandait à juste titre suite au témoignage que vous avez pu lire un peu plus haut « On peut se demander si cela ne relève QUE du règlement à l’interne du problème dans les partis ? … L’intermédiaire (du racisme supposé du peuple) est coupable aussi ».
« Quelle place pour la Diversité en politique ? » se demandait-on donc… La question peut pousser à une réflexion sans fin mais à la lumière de la place qu’elle occupe actuellement il est à gager qu’elle reste toujours à prendre malgré certaines avancées …Un seul constat : les conclusions du livre Discriminer pour mieux régner se vérifient malheureusement sur le terrain.
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Réactions des internautes
Samedi 6 Août 2011, 02:32
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Diversité...
Zakia MERY, Lotfi BENKHELIFA, Shoki ALISAID, Colette ILUNGA, El Yamine SOUM, Eric CEDIEY.Bon excusez du peu mais je ne trouve pas cette liste très "diverse" :-) Peut-être est-ce à l'image de la ville.
La diversité est la marotte des partis politiques à la recherche d'électeurs, ne vous y trompez pas.
Je suis sceptique sur le fait d'associer la diversité à la discrimination, quoique dans le hard-discount près de chez moi, la plupart des employés sont "issus de la diversité", pour reprendre l'expression consacrée. Le responsable est maghrébin... :-) :-)
L'article évoque la discrimination positive. Je conseille ce livre d'un universitaire américain, démocrate, qui a analysé ce phénomène. Il en déduit que celle-là, loin d'atténuer les inégalités, les renforcent au profit du système ultralibéral, inégalitaire par essence : http://lectures.revues.org/749
* Article de Marianne : La diversité est au service du libéralisme
http://www.marianne2.fr/La-diversite-est-au-service-du-neoliberalisme-_a175285.html
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Samedi 6 Août 2011, 13:18
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J'y reviens plus bas.
A propos du témoignage local d'un élu lyonnais, cela me fait penser à celui de la sénatrice PS Bariza Khiari.
Par deux fois en effet, voulant se présenter à des élections locales, des socialistes lui ont rétorqué :
- que son nom allait plomber la liste (sic)
- qu'elle faisait plutôt « gauche-tajine » (re sic) et ne correspondait donc pas au prototype (© Hortefeux) de la « beurette » issue des quartiers
Voir ses deux témoignages réunis en une seule vidéo :
Je ne me rappelle pas avoir entendu parler d'une plainte déposée par SOS Racisme, le MRAP ou autre en revanche, là où la vanne de Hortefeux lancée en comité restreint à un militant UMP d'origine maghrébine a soulevé l'indignation générale, des poursuites judiciaires et une condamnation en justice de Hortefeux
Cela me fait également songer au cas d'Ali Soumaré, qui a subit une « campagne de boulettes puantes » (© Royal) de la part d'élus de l'UMP.
Pour mémoire, Ali Soumaré a été propulsé tête de liste du PS aux Régionales 2010, dans le Val-d'Oise, où il y a rencontré une belle victoire.
Le soir de la victoire du PS aux Régionales, selon le témoignage du rappeur Akhénaton, Ali Soumaré a tenté de prendre la parole puisqu'il avait remporté les suffrages pour le Val-d'Oise.
Mais des cadres socialistes l'ont retenu par le bras, lui indiquant qu'il s'exprimerait après... Et je ne suis pas certain qu'il ait pu au final s'exprimer.
De même, au cours d'un débat sur le droit de vote des étrangers sur la chaîne France O, dans l'émission L'hebdo (avec Zemmour notamment), une animatrice de la radio Africa One, Anastasie Tudieshe, d'origine congolaise, indiquait que début 2010, Ali Soumaré avait dû faire face aux railleries de ses collègues du PS, qui lui demandaient s'il avait bien ses papiers d'identité, s'il avait un casier vierge.
Cf la vidéo ci-dessous, curseur à 4'30
http://www.dailymotion.com/video/xbvo84_3-3-l-hebdo-16-janv-2010-france-o_news#from=embed
Là encore, aucune réaction de la part des associations « antiracistes »...
Curieuse indignation sélective.
Que encore du PS qui, dans le cadre du désenclavement des cités et du dialogues avec les habitants, voulait instaurer des « kebab-débats », l'argument étant qu'au pied des HLM, on y trouverait plus de kebabs que de cafés ?
Par ailleurs, la diversité martelée par les politiciens et les associations, ne concernent que les noirs et les maghrébins.
La lutte contre le racisme est calquée sur cette même diversité, comme le reconnaissait le président de la LICRA, interviewé sur le racisme anti-asiatique (dont Domonique Sopo, patron de l'association racialiste CRAN, niait l'existence comme il le fait pour le racisme anti-blanc).Enfin, au nom de ce concept très niais qu'est la diversité, on peut, par exemple, s'offusquer de la monochromie (couleur blanche dominante) des instances parlementaires, ou encore de l'équipage d'Air France (cf Thuram) mais considérer raciste le fait de souligner la monochromie (couleur noire dominante) de l'Equipe de France de foot...
Allez comprendre.
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Samedi 6 Août 2011, 17:46
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Pravda blog
Mon dernier message a été censuré : le Bondy Blog dans toute sa splendeur, incapable de faire face à ses propres contradictions pourtant grosses comme une maison. Il n'est pas bon de questionner la propagande bien pensante mais incohérente en bien des points, pas bon de rappeler que lorsqu'on va dans un pays étranger, c'est pour rencontrer, dans un souci d'ouverture à l'autre, des autochnones, pas bon de questionner la fameuse "diversité" qui pourtant est parfois issue d'unions consanguines (il suffit de se renseigner sur les mariages entre cousins-cousines chez certaines populations) et refuse les unions hors de sa communauté.Ben ouais, je suis aussi diverse sinon plus qu'une personne issue de l'autre côté de la Méditerranée. Etonnant, non ?
A toutes fins utiles, je me permets de rappeler que la France est le pays le plus visité au monde pour justement la diversité de ses paysages, de ses régions, de ses terroirs. A bon entendeur...
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Mardi 9 Août 2011, 17:25
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Re: Pravda blog
Amélie,qu'est ce que tu appelle ''la propagande bien pensante'' ?
Est ce incohérent de critiquer une mesure du gouvernement, qui, au premier abord, vient d'une volonté louable qu'est celle de permettre la diversité à la tête de l'Etat ?
Mais je ne comprend pas ton rapport avec le fait que'' l'on ''doit s'ouvrir à un pays lorsqu'on le visite. Evidemment, je suis d'accord avec cette idée; aussi je crois que lorsqu'on vit dans un pays on est en droit de se poser la question de la représentation des différentes communautés de ce même pays au sein du gouvernement, des médias, des pouvoirs.
Sur les unions consanguines je te trouve presque insultante, et je ne commenterai même pas cette allusion. Mais pourquoi te dis tu plus diverse qu'une personne issue de l'autre côté de la Mediterrannée ? Pour dire quoi ? Nous sommes évidemment d'accord pour dire qu'il n'existe pas de français ''au sang purement français'', vu l'Histoire et la réputation (bien que bafoué ces temps ci) de terre d'accueil de la France.
laura,
de la rédaction du Lyon Bondy Blog
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Mercredi 10 Août 2011, 14:40
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Re: Pauvre Amélie
Il y a tellement d'énormités dans les propos d'Amélie, le pire c'est qu'elle n'a pas l'air de s'en rendre compteRépondre -
Dimanche 21 Août 2011, 03:11
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Re: Pravda blog
Laura,Il n'aura pas échappé à votre conscience aigüe de photographe que les féministes ne parlaient pas de diversité © (j'espère qu'un brevet a été déposé :-) lorsqu'il s'agissait de promouvoir plus de mixité et d'égalité entre les hommes et les femmes un peu partout et notamment au sein des instances de pouvoir. Ce combat est juste, utile et nécessaire et gagnerait à être mené avec fermeté dans certains quartiers :-))
En tant que femme, je ne me sens pas plus "diverse" qu'un homme, pas plus que je ne me sens, en tant que Française "de souche" (puisqu'il faut dorénavant le préciser, une certaine Houria Bouteldja, pas raciste pour un sou, dirait "souchienne"), moins "diverse" que quelqu'un originaire de l'autre côté de la méditerranée (les Asiatiques et autres Slaves étant curieusement moins considérés comme "divers").
J'ai évoqué la consanguinité chez certaines populations certes sur un mode provoquant et pourtant la question se pose. Issue d'une union consentie entre deux personnes originaires de régions différentes, je peux prétendre être plus "diverse" (ça devient presqu'un concours :-) qu'une personne issue d'une union consanguine. Elles sont nombreuses et les pouvoirs publics seraient bien avisés de prendre ce problème à bras le corps, cela n'a rien d'insultant. En Algérie, un mariage sur quatre est consanguin, sans parler de l'Afrique sub-saharienne, de certaines régions de l'Inde et du Pakistan (problématique très connue en Grande-Bretagne où les tares et les problèmes de santé liées à la consanguinité dans la communauté pakistanaise sont nombreux).
Mais là n'est pas l'essentiel.
Ce terme de "diversité" est apparu lorsque les politiques, et en particulier les socialistes, ont réalisé que les nouvelles populations représentaient un vivier d'électeurs conséquent bien que pas toujours bien intégrées ni désireuses de le faire. Ils ont alors joué le jeu de la "différenciation" en renvoyant les gens à leurs origines et à leurs cultures quand bien même celles-ci ne seraient pas en accord avec les nôtres. C'est aussi une manière, que je trouve méprisable, de les instrumentaliser en encourageant des revendications souvent contestables, contre-productives et dangereuses pour le vivre-ensemble.
Mon premier billet a été effacé, je ne sais pas si vous avez eu le temps de le lire. De mémoire, pour en reprendre les grands traits, j'expliquais que la population française était "diverse" bien que stable et homogène avant les premières grandes vagues d'immigration (fin du 19ème siècle) et que les immigrés européens avaient réussi à rejoindre la communauté nationale, non sans mal, et ce dans des conditions économiques difficiles, sans prestations sociales. Beaucoup prenaient soin de donner des prénoms français à leurs enfants et regardaient dans la même direction que l'école. C'est ce que font les Asiatiques du sud-est (Chinois, Vietnamiens) : leurs enfants réussissent remarquablement bien et mieux que les nationaux, ce phénomène est connu et analysé depuis longtemps outre-atlantique. Un rapport qui est sorti en France il y a peu démontre que les enfants asiatiques sont meilleurs à l'école que les Français, et les filles plus que leurs frères. Il n'a pas été repris par les grands médias ni porté dans le débat public sans doute parce qu'il aurait interrogé sur les taux de réussite des autres communautés. Pourtant la question est posée plus librement en Allemagne, via ce reportage par exemple : http://www.youtube.com/watch?v=A7YscbjBK7Q
En France, deux jeunes sur trois qui sortent du système scolaire sans diplôme sont issus de l'immigration.
La "diversité" est devenue un business sous couvert de discrimination réelle ou fantasmée et de revendications pas toujours recevables.
La France n'est pas communautariste mais comme le stipule la constitution "une et indivisible", "laïque", et depuis toujours assimilationniste. C'est ce qui la protège. Aux parents d''être responsables, d'accepter à l'instar des Asiatiques que leurs enfants soient différents d'eux, dissemblables, de leur donner des prénoms européens, de s'ouvrir à la culture du pays d'accueil, et cela passe par la nourriture, en particulier en France où les traditions culinaires sont intimement liées à l'identité française. A l'Etat d'être vigilant et d'encourager ces démarches. Certaines populations, comme le souligne le sociologue Hugues Lagrange, ont besoin d'être accompagnées. L'acculturation peut être une chance.
Après bien sûr que les partis politiques sont sclérosés, en partie à cause du cumul (n'est-ce pas Gérard Colomb) et de la durée des mandats (quasiment à vie pour certains) et qu'il faut oeuvrer pour que ça change, mais pas sous les coups de boutoir de groupes communautaristes. La problématique est complexe mais pas ethnique.
Je vous laisse l'expression bien qu'entre guillemets du "sang purement français". Etre Français, Anglais, Américain n'est pas une question d'origine ou de couleur de peau mais d'adhésion aux valeurs communes du pays.
En quoi la France faillit-elle à sa tradition d'accueil et d'assistance? Plusieurs centaines de milliers de personnes viennent s'y installer chaque année, la population ne cesse d'augmenter, on n'a jamais autant construit de HLM que l'année dernière, les clandestins peuvent se faire soigner (et accoucher) gratuitement avec leur famille sans avoir jamais cotisé à la sécu, scolariser leurs enfants, bénéficier des minimas sociaux. Connaissez-vous beaucoup de pays comme cela?
Je pense avoir déjà mentionné Malika Sorel, membre du Haut Comité à l'Intégration. La lecture de ses ouvrages et de ses réflexions (elle tient un blog) est essentielle pour comprendre les enjeux contemporains.
Mon dernier message sur ce post apporte aussi des éléments de réflexion :
http://yahoo.lyon.bondyblog.fr/news/j-irai-manger-chez-vous-2
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Samedi 3 Septembre 2011, 00:39
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Re: Pravda blog
Amélie, on peut vous aider tout court...Eh oui ils sont de partout ces immigrés. Brrrr, c'est horrible. lol
Ils viennent d'une autre planète. Ils cherchent à coloniser les institutions de l'état et la présidence.
Qui sait, peut etre que Malika ou Rachid veille sur vos feuilles d'impots.
Que ce monde est dur, hein... ces étrangers qui mangent le pain des francais.
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Samedi 3 Septembre 2011, 14:03
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Re: Pravda blog
Vous vous égarez... J'aime bien Rachid http://www.youtube.com/watch?v=yA3LWmQhIqw et apprécie les réflexions de Malika : http://www.malikasorel.frDommage qu'elle ne s'appelle pas Marie-Cécile ou Béatrice, n'est-ce pas?
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Samedi 3 Septembre 2011, 14:04
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Re: Pravda blog
Rachid avec je l'espère le lien actif :http://www.youtube.com/watch?v=yA3LWmQhIqw
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Samedi 3 Septembre 2011, 15:28
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Re: Amélie blog
Tu es une comique toi ? Et cette chanson tu l'aimes bien aussi, elle parle de toi"Voilà, voilà, que ça recommence Partout, partout et sur la douce France Voilà, voilà, que ça recommence Partout, partout, ils avancent La leçon n'a pas suffit Faut dire qu'à la mémoire on a choisi l'oubli Partout, partout, les discours sont les mêmes Etranger, tu es la cause de nos problèmes Moi je croyais qu'c'était fini Mais non, mais non, ce n'était qu'un répit
Voilà, voilà ..."
Si M Taha te lisait, pas sûr qu'il soit franchement d'accord avec toi.
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Samedi 3 Septembre 2011, 16:19
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Re: Amélie blog
J'aime bien cette phrase : "Faut dire qu'à la mémoire on a choisi l'oubli".On pourrait ajouter à l'oubli la désinformation, la confusion... Le relativisme, le dénigrement de nos valeurs communes est une forme d'oubli.
J'apprécie les passerelles que Rachid Taha et ses comparses ont su créer de manière très personnelle. On voit mal aujourd'hui un groupe de rap reprendre "Douce France", ce que Taha fait avec une certaine classe, ce qui n'est pas évident avec ce monument de la chanson française. Il est d'une autre génération.
Les opportunités de carrière auraient peut-être été moindres dans son pays d'origine.
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