L'exode des beurettes
Jeudi 29/07/2010 | Posté par Nadia Lakehal
Avoir son chez soi, son intimité... De plus en plus de jeunes femmes issues des quartiers quittent leurs parents pour louer ou acheter leur propre home sweet home. Explications.
Depuis plusieurs décennies, un phénomène, non pas inconnu, semble avoir fait son petit bout de chemin... et évolué de manière positive, (mais c'est à vous de juger!). C'est ce que l'on pourrait nommer "l'exode des beurettes". Vous savez, ces filles qui décident de partir du domicile parental un jour... pour des raisons qui leur sont propres.
Il y a encore vingt ou trente ans en arrière, les françaises d'origines maghrébines qui souhaitaient s'émanciper, devaient soit se marier, soit fuguer... et cela n'était pas sans conséquences pour elles. Elles se retrouvaient alors plongées dans un sentiment de culpabilité, de solitude (coupées de leurs familles), et d’angoisse d'une séparation avec l'être aimé, dont elles dépendaient le plus souvent (elles fuguaient souvent avec leur petit ami). Mais depuis, les mentalités ont évolué pour ces filles.
Aujourd'hui, certaines décident de franchir le cap et de quitter le domicile des parents. Elles sont bien plus déterminées et ambitieuses que les garçons, qui eux, à l'inverse, ont tendance à prolonger le bail chez papa-maman. Elles partent pour différentes raisons : études, âge avancé, problèmes familiaux, échec sentimental, ras-le-bol, besoin d'intimité...
Bien sûr, pour cela, il y a toujours la voie que l'on ne présente plus, la plus classique, celle du mariage. Toutefois, après le fiasco des anciennes, la nouvelle génération en a tiré une nette conclusion. Ce n'est pas la meilleure option pour gagner sa liberté. D'autres l'ont joué plus fine, en partant faire des études dans une autre ville. Bonjour la résidence étudiante et ses soirées délirantes ! Elles font d'une pierre, deux coups en joignant l'utile à l'agréable. Elles finissent et réussissent, pour la plupart, de brillantes études.
Mais ce qui est nouveau, c'est que certaines assument de plus en plus leur volonté d'indépendance, ne se cachant plus, même devant leur famille. Salima* n'hésite pas à confier : " J’ai dit à ma mère qu'à 30 ans, n'étant pas mariée, je ne pouvais plus squatter chez mes parents, ça devenait de l'indécence. J'avais besoin de me retrouver seule, d'avoir mon chez moi, c'était dur mais bon, ce n'est pas comme si j'avais coupé les ponts, en plus je n'étais pas loin... et pour rassurer ma mère je lui ai dit que je continuais toujours à chercher un mari...".
Ce sont les plus vaillantes, celles qui partent pour s'oxygéner et prendre leur envol. Seules. Des anti-Tanguy en quelque sorte...
--> Si vous aussi vous avez sauté le pas ou que vous vivez toujours chez vos parents, n’hésitez pas à partager votre expérience sur le LBB !
Crédit photo
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Réactions des internautes
Jeudi 29 Juillet 2010, 09:06
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Deux jeunes filles, aînées d'une famille nombreuse, y témoignait de leur âpre volonté de s'en sortir, dans tous les sens du terme. Socialement, professionnellement, malgré les difficultés.
Poids des traditions familiales mais aussi carcan de la cité, responsabilités accrues du fait qu'elles étaient les aînées d'une nombreuse fratrie..
Puis est passé sur le « grill » un jeunot, ayant arrêté les études et attendant qu'une agence d'intérim lui propose une mission....
A Roissy où je bosse, une forte majorité du personnel aéroportuaire est issue des cités avoisinantes (93, 95).
Je rapporte deux témoignages de 2 jeunes femmes, femmes de ménage, l'une 25 ans d'origine maghrébine l'autre 23 ans d'origine malienne.
La première a eu la chance d'avoir un père qui très tôt à décidé de partir d'une cité moisie de Sevran (93) pour aller dans la zone pavillonnaire de la même ville.
Mais elle subissait la pression de ses frères (ils étaient 9 enfants...) qui surveillaient ce qu'elle faisait.
Elle était contente de son job, même s'il est assez dégradant (nettoyer les toilettes toutes la journée, parfois le soir....) car il lui permet d'être autonome financièrement.
Elle envisageait de se prendre un appart', seule.
Mais la dernière fois que je l'ai croisée, elle m'a appris qu'elle venait de se marier.......... Depuis, je ne la vois plus du tout et ne sais ce qu'elle est devenue.
L'autre jeune femme n'est pas « beurette » mais malienne donc.
Elle m'avait expliqué qu'elle ne pouvait quitter le domicile conjugal que si elle se mariait...
Pour en revenir à l'article, les mentalités évoluent au fil des générations; ces jeunes filles et jeunes femmes expriment peut-être leur ras-le-bol du virilisme comme l'expliquait Leïla Sebbar à une BBlogueuse, Faïza.
Ca ne doit pas être évident; courage à ces jeunes filles et jeunes femmes....
(Ca doit être le même carcan chez les familles catho traditionnalistes; c'est aussi le même carcan chez les Indo-pakistanais, les Viet venus parmi les dernières vagues d'immigrés etc etc. La fille a toujours un statut inférieur....).
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Jeudi 29 Juillet 2010, 20:23
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Jeudi 29 Juillet 2010, 20:34
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Vendredi 30 Juillet 2010, 16:54
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l exile de kheira
g commander le livre hier soir g a te de le recevoir kart il a l aire detre interessant ecris par nadia lakehal g lu un petit passage et vraiment il et trop bien je le conseil se livre c l edition les grilles d or vous le trouver sur internet pour 15euro le numero de telephone pour le commander c le 04 77 29 94 44 ou directement vuos pouvez aller sur place a l adresse suivante 166 route de vienne 69008 lyonRépondre -
Vendredi 30 Juillet 2010, 16:58
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outar ex petit petard
c une bonde dessiner trop bienRépondre -
Lundi 2 Août 2010, 10:11
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Article
Hello tout le monde,
Perso je trouve le sujet de cet article excellent. Il révèle que la communauté arabo-musulmane (ou la population des banlieues, appelez cela comme vous voulez...) évolue vraiment et que les filles ne sont plus dupes du poids des traditions et de l'hypocrisie ambiante que veulent maintenir beaucoup de crétin.
Je dis bravo à toutes les femmes issues de cette communauté, qui comme moi, ont assumé et ont voulu faire évoluer les choses pour les générations suivantes et pour leurs filles.
Perso, j'ai quitté le domicile familiale pour raisons perso (quant on a un frère qui vous casse la gueule pour un oui et pour un non, on veut partir, quand on vit dans un quartier où tout le monde parle derrière les gens et se surveillent constamment on a envie de partir aussi).
Ca peut être dur pour les parents et la famille, dans certains cas, mais il faut avoir le courage de vouloir faire évoluer les choses, et heureusement quelques unes l'on compris.
Pour le bouquin l'Exil de Kheira, pourquoi l'équipe du LBB ne nous ferais pas une critique dessus pour avoir leurs avis ?
Bonne journée à tous, et encore bravo aux femmes qui ont des "cojones", Arriba !!! mdr
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Mardi 7 Septembre 2010, 11:41
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confusion des mots et de genre
salut,je ne comprends toujours pas pourquoi on fait passer des françaises à la peau dorée pour des étrangères et ensuite revendiquer une appartenance nationale. je trouve que cette article utilise beaucoup de raccourcis et n'apporte aucune réflexion sur la distinction entre filles qui souhaitent rester chez les parents et celles qui souhaitent obtenir un appartement.
il ne suffit pas de partir de ces parents pour penser obtenir une liberté;
de plus il s'agit d'indiquer que ces filles habitent dans des quartiers, donc d'après ta réflexion, si ces demoiselles habitaient des pavillons, elles resteraient chez les parents, donc le problème est social et non ethnique.
alors un peu de bon sens
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