Le disque dans tous ses états
Vendredi 23/10/2009 | Posté par Sofia Azzedine
Sofia s’est rendue à la 55ème édition du salon du Disque à l’Espace Tête d’Or. Ce salon biannuel a pour but de présenter toutes les formes de disque existantes, les 33 tours et les 45 tours, les CD et les DVD. Plus de 1200 personnes avaient fait le déplacement pour venir à la rencontre des 70 exposants.
Se rendre au salon du Disque de Lyon, c’est un peu comme faire un voyage dans l’espace temps musical planétaire. Stickers Rolling Stones qui nous lèchent les yeux, petits Elvis cartonnés, rastas miniatures, tee-shirts XXL noir portant des logos ensanglantés, coffret limité de U2 d’une valeur de 1500€, disques invendables comme celui consacré au brésilien de l’OL ou cet album de Lorie… les trésors musicaux se comptent par centaines. Un exposant « 100% Johnny Hallyday » offrait même des vinyles de son idole d’une valeur inestimable et des ouvrages littéraires touchant à des sujets divers comme « l’affaire Michael Jackson ».
Il y a aussi cette ambiance cosmopolite, propre à la musique et qui rassemble tant de passionnés. Je découvre alors avec amusement ces fins connaisseurs venus de toute la France pour nous dispenser leur passion commune. Il y a des dreads qui se baladent vers le rayon reggae, des vieux jeans délavés assortis à des perfectos traînant vers le stand yé-yé, du pento plein les cheveux et des vestes de cuir vers le stand funky, et du Honky Tonk du Sud des States au coté de Jerry Lee Lewis. Nous sommes bien loin de cet esprit de consommation de masse labellisé Fnac. Ici, on peut parler artistes et maison de disques en fredonnant des petits extraits de chanson. Bref, c’est de la musique au naturel.
Maintenant intéressons nous à une catégorie peu représentée.La poignée de jeunes présents étaient soit enfermés dans la culture de leur parent, soit ils recherchaient des sons éléctro et furent bien déçus par le peu de choix proposés (2 misérables stands) avec des titres beaucoup trop récents et peu pointus.
Malheureusement, dans ce monde parsemé de clé de Sol, c’est aussi la crise. La présence si rare de sang neuf s’explique par la spontanéité et l’accessibilité des sons sur Internet. Car comme le dit Rachid, nous sommes dans " l’ère du téléchargement et des ringtones (*sonnerie de portable) ". Aujourd’hui les passionnés se font de plus en plus rares car ceux-ci apprécient l’étendue de répertoire trouvé sur la Toile. Mais pour d’autres comme Jeanne, c’est l’occasion de " faire vivre un véritable passion et de pouvoir converser avec les collectionneurs ". Et le contact avec l’objet, avec cette musique matériellement présente, avec cette pochette qui illustre le CD, le plaisir d’obtenir un album dans toute sa totalité, ou même le bonheur de contribuer à l’essor du succès d’un artiste sont des sentiments qui nous poussent à venir dans de tels lieux.
La crise du disque, l’impossibilité de tester les sons présentés, la culture trop franco-française exposée (contrairement aux salons très réputés de Barcelone et de Milan), le renouveau musical presque inexistant sont les raisons pour lesquelles ce festival est peut-être en perdition. Mais il reste des motivations, comme celle d'être en contact avec des experts, ou celle du bonheur de tenir entre les mains tout un travail fait seulement pour satisfaire nos tympans.
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Réactions des internautes
Mardi 27 Octobre 2009, 13:04
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commentaire sur l'article de sofia sur dieudonné
pourquoi ne peux t on pas faire de com' sur l'article de sofia concernant dieudonné??,Répondre -
Mardi 27 Octobre 2009, 16:47
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Re: commentaire sur l'article de sofia sur dieudonné
suite à un problème technique, il était difficile de faire des com ; maintenant c'est réglé, à vos claviers!
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