Métro, boulot et cappuccino
Jeudi 08/10/2009 | Posté par Rafika Bendermel
Rodolphe et Anthony ont importé, à Villeurbanne, le concept du café ambulant. Découverte du "Coffee Avenue" où le prix de l'expresso ne dépasse pas 1 euro...
Boire son café dans un immense gobelet dans la rue, assis sur un banc ou en allant au travail, on en a toujours rêvé, comme dans les séries américaines. Aujourd'hui, plus besoin d’être à New York ! Depuis le mois d’avril, une camionnette blanche, Coffee Avenue, stationne sur la place C. Hernu à Charpennes. Le « ristretto » ou expresso y est à 1euro. Mais on aurait davantage tendance à craquer pour le cappuccino au caramel ou encore celui saveur coco accompagné d’un muffin. En sortant du métro ou bien sur le chemin du travail, des passants s’arrêtent quelques minutes et repartent un gobelet à la main.
C’est en travaillant dans la restauration en Angleterre qu’Anthony Mandry et Rodolphe Bottero ont l’idée de créer leur entreprise, Coffee Avenue, la vente de café à emporter. Le projet se concrétise et en avril 2009 ils commencent à vendre du café, en cravate noire et chemise blanche. « On a vu ça à l’étranger et on a décidé de se lancer » indique Anthony Mandry.
L’idée a l’air séduisante, tout autant que le cappuccino, produit le plus apprécié par les clients. " Nous faisons des cafés en prenant en compte la demande des clients. Certains veulent un cappuccino avec du Nuttela, d’autres au coco. Nos produits proviennent d'artisans et producteurs, artisan torréfacteur et laitier " ajoute-il.
Des jeunes qui décident de créer leur propre entreprise, c’est plutôt positif, surtout en période de crise. De plus, à Lyon, le concept n’existe pas. Ils sont donc des pionniers. Pour les financements, une partie vient de leur poche et ils ont bénéficié de l’aide de l’Etat via le prêt Eden (encouragement au développement d’entreprises nouvelles). Seule ombre au tableau : la difficulté qu’ils ont à obtenir une autorisation municipale pour un emplacement. Depuis trois ans, leur dossier est en attente, la ville de Lyon refuse de leur octroyer un emplacement contrairement à Villeurbanne. Les cafetiers ont peur de la concurrence et feraient pression sur la mairie de Lyon. Or, la concurrence, malgré des prix abordables et des produits artisanaux, ne serait pas si forte que cela. "La clientèle n’est pas la même."
"Je trouve cela pratique d’acheter un café et de le boire dans le métro " confie une cliente. En effet, tout le monde n’a pas forcément le temps de s’arrêter dans un café. 70 à 80% des clients sont des habitués, des personnes qui habitent ou travaillent dans le secteur. " A force, on connait les goûts des clients " raconte Anthony Mandry.
Si les affaires se portent bien, ils souhaiteraient développer leur entreprise et par là même, créer de l’emploi.
Rafika Bendermel
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Réactions des internautes
Jeudi 8 Octobre 2009, 23:03
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ps : message à la ville de lyon : "au lieu d'autoriser l'emplacement de nouveaux starbuck (ok qui créent des emplois mais bon...) laissez ces deux jeunes développer leur boutique ambulante dans la ville !
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Mercredi 28 Octobre 2009, 11:19
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Félicitations !
Félicitations à ces deux jeunes, une bonne idée de reprendre ce concept qui marche fort. Bravo "petit" neveu !Répondre -
Mercredi 28 Octobre 2009, 13:05
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Vendredi 30 Octobre 2009, 17:11
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Jeudi 10 Décembre 2009, 15:32
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