Pas de quartier pour l'obésité !
Vendredi 19/03/2010 | Posté par Amine Reguig
En France, plus de 18% des enfants sont en surpoids et 3,5% sont obèses selon les chiffres officiels. Sabrina Maalem, jeune diététicienne à Vénissieux, nous explique ce phénomène.
A Vénissieux, les chiffres sur la santé de habitants sont préoccupants. Selon un rapport de la DRASS (Direction Régionale des Affaires Sanitaires et Sociales), 11% de la population de la commune serait atteinte d’obésité et 30% en surpoids. Au total, 41% de la population présenterait un problème d’excès de poids, ce qui représente un chiffre supérieur à la moyenne nationale.
Afin de lutter contre cette tendance qui s'accentue année après année, certains professionnels existent. Sabrina Maalem fait partie de ces personnes qui se sont fixées comme objectif de freiner l'obésité en France, et notamment dans les quartiers. La jeune femme est diététicienne et travaille en tant que vacataire dans une structure sociale, l’EPJ (Equipement Polyvalent Jeune) de la Rotonde Darnaise Division Leclerc, située à Vénissieux. Sa mission ? Aider les habitants du quartier à avoir une alimentation plus saine et équilibrée et plus précisément les jeunes enfants qui sont le plus affectés par ce problème.
Sabrina Maalem nous a raconté son parcours. C’est au cours de sa deuxième année de BTS en diététique qu’elle a commencé à travailler au sein de l’EPJ : « Je connaissais quelqu’un à l’EPJ. Etant donné qu’on avait un stage obligatoire dans le cadre de notre formation, j’ai voulu le faire spécialement dans cette strcuture afin de rester en adéquation avec mes objectifs professionnels ».
Son métier s’organise principalement par le biais d’ateliers sous forme d’animation ludique : « J’ai commencé l’année passée par des ateliers avec les mamans les mercredis après-midi. Cela a donné lieu à un recueil de recettes que nous avons distribué aux familles du quartier». En effet, le travail est plus ardu du côté des mamans car les habitudes, coutumes et traditions ne sont pas simples à bouleverser. Il faut donc trouver les bons arguments et astuces afin de changer leurs comportements.
Du côté des enfants, il suffit d'un peu d’imagination et d’originalité pour que ces derniers acceptent sans aucun problème de participer aux ateliers et de changer leurs habitudes alimentaires. « En ce qui concerne les enfants, il y a moins de réticence, tous dépend de la manière dont on leur présente les choses. Une fois, on est parti manger dans un restaurant indien, ils ont découvert une nouvelle gastronomie et ils ont beaucoup aimé. Dernièrement, on a fait un concours culinaire sous la forme d’un « Dîner presque parfait » avec des récompenses à la clé et le moins que l’on puisse dire c’est que les enfants ont pris cela très à cœur », explique Sabrina Maalem, qui a mis en place cette année des ateliers le samedi en direction des jeunes.
Et ce constat positif ne se fait pas ressentir uniquement du coté des enfants, même les autres animateurs appliquent ses conseils : « J’ai remarqué que certains de mes collègues s’y sont mis et cela se voit car ils ont vraiment maigris ! ».
Pour Sabrina, il est important que la profession de diététicienne soit reconnue. Le rôle de la jeune femme est d’autant plus important car elle se focalise sur un secteur sensible, celui de la jeunesse, un public davantage habitué au tacos consommé au snack du coin plutôt qu’au régime à base de fruits et légumes ! Les consultations auprès des diététiciens ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale et pourtant les statistiques le prouvent : il faut vite changer nos habitudes alimentaires si nous ne voulons pas ressembler à nos voisins américains.
A lire aussi : Une épicerie solidaire à Vénissieux et La mal-bouffe façon halal
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Réactions des internautes
Vendredi 19 Mars 2010, 10:27
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Fouzia
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Vendredi 19 Mars 2010, 20:22
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Re:
non ce n'est pas vraiment les habitudes culinaires , c'est plus au niveau des recettes comme tu le sais bien la population de Vénissieux est majoritairement d'origine maghrebine, et chez nous le moins que l'on puisse dire c'est qu'on aime manger copieusement ( couscous,tagine,maajouba ...) tous c'est plats sont délicieux et très savoureux,mais ils sont très riches en calories sans compter nos gateaux (cornes de gazelles, Baklaoui...).La diététicienne est là à titre informatif et indicatif; elle essaie "d'alléger" ces recettes ( en mettant moins de sucre dans les gateaux, en n'accompagnant pas les plats d'un soda,en mettant moins de sel dans les plats( qui est ingrédients très important pour le gout mais dont nôtre corps n'a absolument pas besoin)...
c'est vraiment pleins de petits trucs comme ça qui nous paraisse normal que Sabrina nous conseille.
Elle essaie aussi d'éviter à certaine mère d'utiliser les produits surgelés,tomates en concèrve ... elle les encourage à utiliser le plus d'aliments frais car vue que maintenant tout est en boite,tout est plus pratique et facile à préparer,les mères se penchent de plus en plus vers c'est produits (car c'est plus simple,ça demande moins d'efforts et surtout ça coûte moins cher que les produits frais), c'est un peu la cuisine en général qui est en train de se perdre.
En ce qui concerne l'âge des mères il est de plus ou moins 50ans
voilà j'espere que j'ai répondu à toutes questions :)
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Mardi 23 Mars 2010, 19:21
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Re:
J'étais tombé il y a quelques temps sur un article du site Afrik.com sur les problèmes d'obésité en Egypte. http://www.afrik.com/article6465.htmlLe fait est que les populations fragiles fiinancièrement mangent mal (ça ne concerne pas exclusivement la population arabe) en cuisinant des plats très (trop) riches en féculents.
Il faut dire que manger des pâtes, du riz ou des patates revient bien moins cher que les fameux « 5 légumes ou fruts/jour » qu'on nous ressasse à chaque pub alimentaire..
Tout étudiant est passé par là, à moins d'avoir comme papa le chef de l'Etat.
Quant aux nantis, ils abusent eux aussi de plats hyper-caloriques, cf les Américains (ça explique pourquoi ils ont des Boeing 747 lol).
Ce qui impacte également sur le poids, c'est l'attrait des fast-food, cf l'article d'Afrik.com Fast-food, fat-food.
Et c'est là que réside toute l'aberration de l'engouement pour les KFC et autres Quick halal, puisque les populations parmi les plus fragiles économiquement sont incitées à très mal manger..
Sinon 3615 my life moi c'est l'inverse, j'essaie de prendre du poids. Mais les obèses chez les viets, c'est plus que rare lol......
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Mercredi 24 Mars 2010, 10:55
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Re:
hello RomualdCe que tu dis se tient effectivement...
Par contre il faut que je relève le "36 15 MY LIFE" ...La dernière fois que j'ai évoqué "36 15" on s'est foutu de ma gueule...donc je me venge sur toi lol
Maintenant il faut dire "http" ou www.quelque chose si tu veux être crédible...
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