Rachid Santaki habille les anges en caillera
Lundi 11/07/2011 | Posté par Mbarka Ben Haj Mohamed
LECTURE : Mbarka a lu le dernier livre de Rachid Santaki intitulé "les Anges s’habillent en caillera". Bien plus que la découverte d’un roman qui a la particularité de se dérouler à Saint-Denis (93), il s’agit aussi de la découverte d’un auteur imprégné de culture hip-hop que rien ne prédestinait à l’écriture…Reportage sur un phénomène littéraire.
Petit frère a déserté les terrains de jeux…
Les Anges s’habillent en caillera c’est l’histoire d’Ilyes, un gamin de Saint-Denis (93). Une histoire des temps modernes qui trouve un certain écho dans toutes les questions de société qui hantent nos JT.
Depuis son plus jeune âge, Ilyès rêve de cash. A 13 ans, il aime déjà l’argent. Il veut de l’oseille : y’a que ça de concret pour lui. Une destinée qui résonne comme celle de ces nombreux petits frères qui ont déserté les terrains de jeux (tiens j’ai déjà entendu ça quelque part…). Ilyès rêve de bagnoles, de fringues et de thunes, de réputation de dur et pour tout ça, il volerait la lune. Connaissant l’adage qui dit qu’ « on sait ce que tu es quand on voit ce que tu possèdes », il fait donc en sorte de pouvoir assumer ses envies de grand standing. Il prend alors l’autoroute de la fortune sans se soucier du fait qu’il pourrait y laisser des plumes.
Dans cette quête des temps modernes qui vise à devenir plus gros que le bœuf, Ilyès finit par devenir le voleur par ruse le plus doué de sa génération. Tant et si bien qu’il finira par avoir la reconnaissance de ses pairs matérialisée par le surnom de « Marseillais » : l’image du gangster se répandant comme la gangrène, il sera comparé aux maîres en la matière dans une discipline qu’il aura su ériger en art… Ilyès laisse donc place au personnage du Marseillais, son alter ego. Il sait désormais qu’il ne pourra plus se passer de cet argent qu’il convoite tant depuis qu’il est en âge de comprendre. Ayant « passé les diplômes du crime » il se spécialise dans les vols de blackcards, ces cartes bancaires de bourgeois permettant de faire de très gros retraits aux distributeurs automatiques sans autres formalité que celle de composer son code à l’abri des regards indiscrets. Oui, mais le Marseillais est capable de vous « griller un code de carte bleue en un clin d’œil » …
Quand on le met en garde contre les risques qu’il prend et contre ceux qui n’hésiteront pas à le court-circuiter, il répond comme Béné à Kery James : « T’inquiète, ils peuvent toujours attendre ma chute : je serai toujours à la hauteur de ma réput’. Je serai rusé, j’aurai confiance en personne sauf en mes associés…». Entre vivre comme un chien ou vivre comme un prince, le Marseillais a fait un choix, peu importe de quoi demain sera fait. De toute façon, il ne pense pas à demain parce que… demain c’est loin. Pas si loin que ça puisque, trahi par l’un de ses compagnon de d’(in)fortune, Le Marseillais se fait arrêter et est condamné à une peine de 18 mois de prison.
Le premier chapitre du livre s’ouvre donc sur son premier jour de liberté une fois sa peine purgée. Le jeune homme sait qu’il recommencera ce pour quoi il est doué. Il sait aussi qu’il devra se venger de celui qui l’a balancé aux flics. Narrateur de sa propre histoire sur fond de trafics, flics ripoux et vendetta, Ilyès est conscient de tout ce qui l’attend une fois dehors : « Au fond de moi, je sais que ma sortie est provisoire et que je vais reprendre la direction de la maison d’arrêt à la moindre erreur ».

Les Anges s’habillent en Caillera : une histoire aux frontières du réel
Mulder et Scully auraient d’ailleurs eu du pain sur la planche pour démêler le vrai du faux. Il faut dire que tout est fait pour nous mener en bateau. Les Anges s’habillent en caillera c’est une histoire des temps modernes, une histoire de banlieue. Une histoire que l’on lit souvent dans nos journaux. « En parler dans les journaux tous les soirs ça devient banal, ça s’imprime dans la rétine comme situation normale et si petit frère veut faire parler de lui, il réitère ce qu’il a vu avant huit heures et demie » (IAM, Petit Frère).
L’histoire, si contemporaine, a de quoi déstabiliser le lecteur qui pense avoir à faire à la page des faits divers. Alors ? L’histoire du Marseillais, une fiction ? Toute ressemblance avec un personnage existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence ? Pas si sûr…
Lors de sa promotion (à Lyon : en février) , Rachid Santaki, l’auteur a lu plusieurs fois des extraits à différents publics. A chaque fois, le réalisme du récit frappait les esprits. Ainsi l’exprimaient dans le style simple et direct qui sied si bien au vocable juvénile, les élèves de la classe de 2nde 2 du lycée Robert Doisneau devant lesquels l’auteur est intervenu : « On dirait c’est réel ! Y’a cher des détails ! ».
Rachid Santaki est à chaque fois impressionné par les réactions que suscite la lecture du roman. L’identification est très forte et quasi immédiate chez le « lectorat des quartiers ». Il explique : « On reconnait les personnages du livre dans les banlieues. Un jour on m’a appelé. C’était quelqu’un qui s’entrainait à la salle de boxe de Saint-Ouen. Il m’a dit : excuse moi j’ai vu un résumé du bouquin…Tu parles de Stéphane, le flic qui fait de la boxe thaï à la salle de Saint-Ouen ? … ». Rachid Santaki est parfois désarçonné par les questions que lui posent ses lecteurs car il était loin d’imaginer à quel point certaines situations qu’il décrit dans son bouquin pouvaient parler aux gens : « J’hallucine parce qu’en fait, les gens quand ils recherchent ils trouvent les personnages et les situations du livre dans leur vraie vie… Je ne savais même pas qu’il existait un vrai policier nommé Stéphane et qui faisait de la boxe…exactement comme mon personnage ! ». On se reconnait même chez les ch’tis c’est dire…
Oui enfin bon, on a envie de lui dire à l’auteur : « N’hallucine pas trop quand même : après tout c’est bien toi qui a inséré de véritables coupures de presse relatant des faits réels en Seine-Saint-Denis à chaque début de chapitre, nan ?… ». A d’autres la schizophrénie !
En effet, les Anges s’habillent en caillera a la particularité de nous entrainer sans cesse aux frontières du réel. Les éléments de l’histoire, les détails dans la narration, la crudité des dialogues, la connaissance du terrain, la chronologie du récit, la contemporanéité dans laquelle s’inscrit ce véritable polar urbain ont effectivement de quoi troubler le lecteur qui oscille sans cesse entre fiction et réalité. Le livre a tendance à prendre le lecteur en otage tant et si bien qu’il finit par être atteint du syndrome de Stockholm. A force de douter, il finit par se sentir comme Fox Mulder qui, à chaque fois qu’il pense avoir atteint la vérité, doit bien finir par admettre qu’elle est ailleurs…
L’auteur n’hésite pas à le dire : « Je me suis inspiré des gens de mon entourage ». C’est le cas pour Gregory Choplin, boxeur double champion du monde de Muay Thai 2006 et 2007, qui est incarné sous les trait de Jérémy dans le roman. Il s’exprime d’ailleurs lui-même dans la vidéo qui suit. Il est à l’image des nombreux éléments du livre qui incrustent le lecteur dans un réalisme troublant.
Mais le must reste quand même le personnage du Marseillais…qui existe bel et bien ! Pour la petite anecdote, quand Rachid Santaki est venu faire une séance de dédicace à la librairie Décitre de la Part-Dieu , j’ai eu l’occasion de répondre au téléphone de l’auteur (sur sa demande) parce qu’il était occupé avec ses lecteurs et devinez qui était au bout du fil ? Le Marseillais (himself !) avec qui je me suis tapé une bonne tranche de rigolade sans même savoir à qui je m’adressais : je ne l’ai su qu’après coup.
Lorsqu’il annonce aux élèves 2nde 2 qu’Ilyès a commencé à l’âge de 13 ans et qu’aujourd’hui, à 25 ans, il est de nouveau derrière les barreaux pour récidive, ils ne peuvent réprimer un « Oulà ! » de stupeur. « Quand je l’ai rencontré il était en semi-liberté. Je voulais vraiment avoir des détails sur la manière dont il s’y prenait, ses techniques etc. », nous explique Rachid Santaki. Très soucieux de ses performances et un peu mégalo sur les bords, ce dernier ayant lu le livre en prison digère assez mal la montée en puissance dans le roman du personnage de Stéphane, le policier véreux. Il se sent en effet en concurrence. L’auteur lie cette attitude au fait qu’il soit encore jeune et qu’il manque de recul par rapport à son parcours : « Il est devenu une petite star en prison au moment de la parution du livre ». Rachid Santaki concède qu’il a dû intégrer lui-même une dimension morale concernant le Marseillais : « Ma performance de romancier a été de le rendre attachant. C’est un personnage qui fait des actions très rapides, très violentes, sans scrupules et derrière j’insère des moments de réflexion ».
La banlieue a des codes qu’il ne faut jamais oublier…
Les Anges s’habillent en caillera a la particularité d’user d’autres codes que ceux de la carte bleue. Des codes qui, eux, ne sont pas composés à l’abri des regards indiscrets (ou presque) puis qu’il s’agit des codes de la banlieue. Toute la culture des cités est présente du début à la fin et ce, jusqu’à la promotion du livre qui s’est faite sur les bases du streetmarketing. Ce reportage réalisé pour le journal de France 3 explique clairement de quelle façon ses codes sont utilisés.
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De cette manière, Les anges s’habillent en caillera atteint clairement le public des quartiers populaires. Les nombreux témoignages que Rachid Santaki a reçu lui prouvent qu’il a pu atteindre un public qui n’avait pas particulièrement de prédilection pour la lecture comme le démontre ce commentaire que j’ai extirpé de sa page Facebook : « C normal tu le merite bien pasque ton livre a été super et pourtant je lis jamais mais ta pub ma pousser a l'acheter .. Inch'allah un prochain livre et pourquoi pas un film !! ». Rachid Santaki a ainsi pu chauffer son public avant même sa sortie en librairie. D’autre part, l’auteur a fait fonctionner son réseau pour les vidéos promotionnelles annonçant la sortie du livre et au niveau de Lyon, il a eu recours à son ami Mohamed Ketfi, comédien qui officie sur TLM entre autres et qui a su se faire connaître grâce à Internet.
D’autre part, la maîtrise de codes de la rue est visible de A à Z dans le livre et cela mérite un petit arrêt sur l’auteur qui bien qu’il ne fasse pas partie du roman est un personnage haut (au moins 2m12 le mec !) en couleurs.
Rachid Santaki ou l’inspiration et l’ascension d’un mec à l’ancienne
Il y a encore très peu de temps, le nom de Rachid Santaki n’évoquait rien de spécial pour le grand public. A part peut-être pour les fans de hip-hop. En effet, Rachid Santaki et son univers particulier sont loin d’être le résultat de l’opération du Saint-Esprit.
Issu d’un milieu populaire, ce dernier est ce que l’on appelle un « mec à l’ancienne » imprégné de culture hip-hop. Véritable self-made man à la française, ce dernier reconnait avoir eu un parcours que rien ne prédestinait à l’écriture : « Je suis ce qu’on pourrait appeler l’échec scolaire en personne : plusieurs classes redoublées, orientation en 4ème TECHNO, retour en Seconde Générale pour me retrouver ensuite en BEP et enfin passer un Bac que je n’ai pas eu ».
Passionné de culture hip-hop, il décide alors de monter son propre média qu’il baptise « 5styles » (se prononce "à la cainri" comme il dit : « five styles ») qui sera distribué gratuitement pendant 8 ans sur différents points de diffusion tels que la FNAC, COURIR ou encore la SNCF. Le magazine a connu 71 parutions et s’est vu attribuer plusieurs récompenses.

Ci-dessus : la couverture du magazine 5styles de février 2010 (à droite) qui consacrait un dossier spécial à « L’Original », notre très lyonnais festival du hip-hop.
Le hip-hop pour lui, ça a commencé par la télé, juste après le passage de Starsky et Hutch, avec Sydney et son H.I.P - H.O.P. : « La culture hip-hop, en fait, je lui dois beaucoup parce que j’ai réussi, grâce à cette culture à exister, à trouver mes moyens d’expression et le titre "Les Anges s’habillent en caillera" c’est tout simplement un sample [un recyclage]. Je passais devant la boutique Prada et j’ai tilté en fait… ». A noter que les « Anges » du titre est aussi le verlan pour le mot « gens » et qu’en réalité on ne doit pas faire la liaison quand on prononce « les anges ».
Sa culture musicale est donc très présente tout au long du livre qui est doté d’une véritable bande-son que l’on peut trouver en fin d’ouvrage. Le hip-hop est très présent mais pas seulement : aux cotés d’Iam, Oxmo Puccino (qui a préfacé le livre !), NTM, et Mc Tyer siègent les références de la chanson française que sont Léo Férré, Balavoine, Renaud, Catherine Lara ou encore Aznavour. C’est comme si il y avait une playlist associée à l’histoire d’Ilyès. N’associons-nous pas nous-mêmes certaines chansons à des souvenirs bien précis ou à des moments importants de nos vies ?
D’ailleurs la musique a joué un rôle très important dans le processus d’écriture : « En fait la musicalité est super présente dans le livre parce qu’elle était présente au moment j’écrivais. La musique a un peu joué le rôle de starter (…) Je mets une musique et cette musique va être le noyau du chapitre (…) C’est comme quand on danse : on finit par être dans un état un peu chelou. Y’a un album que j’ai vachement écouté c’est Mc Tyer : D’où je viens ». Il imprègne donc ses personnages d’un univers musical : pendant que le Marseillais passe pour un OVNI en prison avec ses références de la chanson française, Zulu Boy, lui, rêve d’écrire son propre « Demain c’est loin » (IAM) à propos de l’univers carcéral… explique Rachid Santaki.
Entre 2000 et 2002, Rachid Santaki opère en tant qu’éducateur sportif bénévole auprès de jeunes de Saint-Denis dans les quartiers maintenant célèbres des Francs-Moisins et de La Courtille. Quand on lui demande comment on fait pour passer de la boxe à l’écriture, ce dernier n’hésite pas à répondre « Bin, t’enlève tes gants ! » et de conclure « Finalement, l’écriture, c’est pas très loin de la boxe thaï ».
Il n’est donc pas étonnant qu’elle soit aussi très présente dans Les anges s’habillent en caillera notamment comme on l’a déjà vu avec le personnage de Jérémy. Dans le roman, l’auteur transcrit assez bien une certaine psychologie de ce sport que ce soit à travers la violence des combats ou bien à travers la « philosophie du goût » qu’ils suscitent tout en étant conscient que c’est aussi un moyen pour les jeunes de s’affirmer voire de s’imposer : « Dans la cité, il y a une espèce de compétition permanente entre les jeunes et c’est le plus fort qui existe (…) : ça se retrouve dans la salle de boxe. Quand plus tard j’ai retransmis ce sport, il y avait ces jeunes, qui avaient à l’époque 13-14 ans qui venaient à la salle pour montrer qu’ils étaient eux aussi des chauds. Ces jeunes là étaient capables de monter sur des coups assez rapidement. Parmi eux, il y avait un groupe leader de Saint-Denis et c’est ainsi qu’on ma présenté Ilyès». On connait la suite.
Si je devais décrire l'auteur, je dirais de lui que c’est un mec à l’ancienne qui fait « golri » (« rigoler » en verlan). Pas étonnant qu’il ait crée un blog du même nom : « Mec à l’ancienne ». Sur son blog, il revient avec humour et piquant sur les évènements qui l’ont marqué ou qui continuent de le marquer tout en usant de références qui ont parlé toute une génération. Pour tous les nostalgiques du bon vieux temps ce blog est une mine d’or qui ne se lit qu’avec le sourire aux lèvres. Naturel au possible, il a toujours le mot pour rire. Il parle comme « au quartier » tout en jonglant avec un français plus correct. Ceci est également présent dans le livre où il y a une alternance avec une narration traditionnelle et des expressions très imagées qu’utilisent les gens dans les quartiers populaires. En ce sens, Rachid Santaki est lui-même très présent dans le roman car tout l’humour contenu dans le livre, c’est tout simplement lui à l’état brut !
Son propre parcours est toute une histoire. Plus je creuse et plus je me rends compte que Rachid Santaki est un auteur qui a une vraie contenance. Plus on explore le personnage et plus on se rend compte à quel point il est riche et que cette richesse alimente constamment le récit des Anges s’habillent en caillera.
Quant à Ilyès (le vrai), Rachid Santaki a aussi des projets pour lui : « Je suis toujours en contact avec lui. Je le vois via des parloirs, je l’ai au téléphone. Il a pris une voie dont il est très difficile de se défaire parce que quand on a l’habitude de sommes assez importantes, on ne peut pas retourner pour 1500 euros…Aujourd’hui, pour lui les perspectives ce serait éventuellement dans l’artistique…Pourquoi pas le cinéma ? Je commence à avoir des contacts qui sont intéressés pour adapter le livre. Je me suis dit que c’est la moindre des choses par rapport à Ilyès parce que c’est un peu de son histoire que je me suis inspiré. Ce serait donc l’introduire dans ce milieu et qu’il trouve une passion justement, ce qui est la difficulté des jeunes comme lui ».
L’avis de la bloggeuse :
Il va être d’une facilité déconcertante pour moi de vous conseiller la lecture des Anges s’habillent en caillera tout simplement parce que l’histoire est en elle-même haletante . Le livre se lit comme un film avec un démarrage fort (mais aussi violent donc attention aux âmes sensibles) et se termine de manière totalement inattendue.
Comme en plaisantent certains lecteurs, « c’est le premier livre que toutes les caillera elles vont acheter ! ». L’implantation du récit cœur même d’une cité décrite avec crudité et réalisme amène certains lecteurs à s’identifier facilement aux personnages ou à certaines situations. Cependant, ce roman est apprécié par tous, issus de la banlieue ou non : Rachid Santaki a même reçu les compliments de la part de policiers, c’est dire… Encore récemment, il a été contacté par Dominique Manotti, romancière et historienne.
La richesse du récit fait qu’il peut être lu sous différents angles sociologique, linguistique (l’argot des quartiers rythme l’histoire) documentaire, une fiction…Bref, le champ est large. A tel point qu’il dépasse les frontières des cités. Enfin, bien que l’histoire d’Ilyès soit totalement romancée, les Anges s’habillent en caillera, a le mérite de pousser à la réflexion sur les débats actuels sur la banlieue : violence, délinquance, trafics, désœuvrement, éducation… Une richesse qui permet à tout un chacun de s’approprier ce polar de banlieue.
Quant à Rachid Santaki, il frappera une nouvelle fois. En effet, nous pourrons retrouver certains personnages des Anges s’habillent en caillera dans « Des chiffres et des litres » dont la sortie en librairie, prévue en début d'année, fera l'objet de nouveaux procédés de communication, dixit l'auteur lui même. Du reste, il est à présager qu'il faudra désormais compter avec le nom de Rachid Santaki dans le milieu de l'édition.
Le dessin qui illustre cet article a été réalisé par Jean-Antoine RODRIGUEZ, élève de 3ème à Saint-Priest. Tous droits réservés.
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Par Amélie