Vis ma vie d’immigré au Brésil
Samedi 13/03/2010 | Posté par Pascale Lagahe
Si le Brésil est une terre de conquête coloniale, les immigrés, en dehors de São Paulo, y sont assez peu nombreux. Alors, quand une famille suissesse décide de s'installer définitivement au pays du foot et de la samba, ça ne passe pas inapercu. Portrait.
L’idée d’immigrer commence à faire son petit bonhomme chemin dans l’esprit du jeune couple. Nos deux tourteraux pensent d’abord s’expatrier en
Nathalie n'avait pourtant jamais ressenti le besoin de retrouver ses racines brésiliennes. Mais, de son propre aveu, lorsqu'elle a posé pour la premiere fois les pieds sur sa terre natale, une drôle de sensation l'a envahi. “ Je n'avais jamais ressenti ça. Un bien-être total. Je me sentais chez moi ”
La famille ne quittera dès lors plus le Brésil. Avec leur deux filles, Maéva et Samara, les Suisses s'installent dans le quartier de Laranjeiras, à Serra, ville où la famille possède quelques connaissances. Deux ans et demi plus tard, la famille s'est agrandie avec la naissance de la petite Maelya et vit toujours dans le même quartier . “ J'avoue que l’on n a pas du tout savouré la premiere année. Nous avions beaucoup de choses à régler, notamment pour nos papiers d'identité. Heureusement, tout cela est réglé aujourd’hui. Maeva est inscrite à l'école et elle s'est super bien adaptée. Et nous vivons raisonnablement grâce à une rente que touche Edouard suite à un accident du travail en Suisse.“
Dans la petite famille, c’est finalement Edouard qui émet le plus de doutes quant à ce choix de vie. La difficulté de la langue, l'éloignement avec la famille, le manque d'amis… autant d'obstacles qu'il a fallu franchir et accepter. “ Ici, malgré tout, je serais toujours considéré comme un Gringos (un étranger). J'ai aussi eu quelques déceptions avec des personnes qui voyaient plus en moi un européen friqué qu'un simple voisin. Et si aujourd hui j'ai énormément de connaissances, je me sens encore souvent seul, mis à part. C’ est sans doute cela le plus dur, ne pas avoir de véritables amis comme en Suisse. Et ce n'est pas quelques messages envoyés sur facebook qui peuvent combler ce manque.”, témoigne le père de famille.
Contrairement à Nathalie, Edouard ne se sent pas encore tout à fait à l'aise dans ce pays où, il le reconnait bien volontiers, la solidarité et la chaleur humaine sont toutes autres qu'en Europe. “ Je peux dire que pour un Français qui n'a pas froid aux yeux et qui veut tenter une aventure, le Brésil est le pays parfait ! Je ne donnerai que deux conseils : avoir un très bon réseau sur place et aussi pas mal d'économie”
Ah... être un gringos au pays du Carnaval... pas simple tous les jours. Et sans doute même, selon Edouard, plus compliqué qu'être un Brésilien en
Quid du racisme envers les étrangers ? “ Bah, au Brésil, il n'y a que les personnes envieuses et malheureuses qui sont racistes envers les étrangers !” Et quid de la violence ? “ Quand tu lis les avertissements sur le site de l'ambassade, tu as l'impression que le Brésil c 'est l'Afghanistan mais au final on s'est vite rendus compte que si tu restes humble, tranquille et que tu fais attention à tes frequentations, la vie au Brésil n’est pas dangereuse.”, note Edouard.
Finalement, une seule et unique chose permettrait au couple de trouver un parfait équilibre : avoir les moyens, comme tout bon immigré qui se respecte, de rentrer une fois par an en Europe pour serrer leurs parents dans leurs bras et goûter un peu au froid genevois...
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Réactions des internautes
Dimanche 14 Mars 2010, 10:57
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Je suppose cela dit que le fait d'avoir quelques connaissances peut aider.
Tout dépend en fait du type d'immigration..
Je suis moi-même immigré, ma famille était alors plutôt pro-Française dans un pays (Vietnam) d'où les Français ont été chassés en 1954, et où les communistes ont achevé de coloniser le sud du pays en 1975.
Ce qui fait qu'on n'a plus de racines là-bas, et que les miens ont coupé les ponts avec notre pays d'origine.
Ils n'y sont jamais retournés, ne comptent pas le faire et, fort heureusement, ne nous ont pas élevés dans une nostalgie stupide de cette terre d'origine : comment en être nostalgique ou "fier", alors que c'est devenue une dictature communiste, et, bien que le pays se développe économiquement, reste une terre de pauvreté....
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Dimanche 14 Mars 2010, 16:08
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Re: Bon dia
Sim o primo, et quelle aventure !Comme tu le dis Romuald,"Tout dépend en fait du type d'immigration.." si c'est un choix du type changer de vie, de climat, aventures , c'est vrai que le Brésil peut avoir un côté excitant, ou c'est un choix subit, misère, guerre dans le pays d'origine. C'est en tous les cas un choix que j'aurai beaucoup de mal à faire, même si ça te traverse toujours l'esprit à un moment de ta vie, je ne peux pas imaginer deux secondes ne plus voir ma famille, mes potes, mon quartier, -( Chapeau bas à tout ceux qui tentent le coup.
Artiste brésilien que j'adore www.6emeia.com/fotos.php, décoration des trottoirs de Sao Paolo.
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Mardi 23 Mars 2010, 09:11
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Re: Bon dia
merci pour ce lien! j'aime beaucoup cet artiste !Répondre -
Mercredi 24 Mars 2010, 21:26
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Re: Bon dia
très bon article !!!Répondre -